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VERY IMPORTANT BRUSSELEIR


Thierry de Coster

Thierry de Coster

Jef, seul en scène

Le brasseur sympathique de la Kriek Belle-Vue est avant tout comédien: Thierry de Coster se produit dans un one-man-show qui lui tient à coeur. “Mémoires d’un vigile” se passe en  dans la République du Condroz...


Il avait trois ans quand il connut la gloire de la scène et l’ivresse de la confrontation au public. Thierry de Coster avait un père travaillant dans l’assurance mais surtout fou de théâtre au point d’écrire des sketches comiques et de les jouer devant la famille et les connaissances. Dans l’un d’eux, il montait dans une machine à rajeunir et en ressortait... à trois ans : c’était le petit Thierry qui récoltait alors tous les rires attendris du public. “J’ai adoré. C’est une expérience gravée en moi”. Par la suite, celui qui va devenir le Jef des publicités pour la Kriek, continuera à aimer faire le clown. Mais il ne se décidera pas à franchir le pas tout de suite : “Je n’imaginais pas que j’aurais pu vivre d’être comédien. Je n’avais pas envie de passer des années à galérer. J’ai opté alors pour une autre voie, artistique aussi, puisque j’ai fait des études de réalisation”. En sortant de l’IAD, Thierry de Coster entre à la RTBF et y travaille pour le JT. Mais le jeune homme de 24 ans ne tient pas en place et s’embarque dans un projet du ministère de la Culture pour réaliser 35 documentaires sur le Cameroun. “C’est un passage important de ma vie. On était toute une équipe sur place pendant six mois. On a découvert un autre monde. J’ai même pensé m’y installer. Cette rencontre avec le Cameroun a conditionné tous mes choix ultérieurs”. L’installation au Cameroun ne se fera pourtant pas : Thierry de Coster rentre à Bruxelles pour le montage et ne repart plus. Il se lance dans la publicité ; on est en plein âge d’or. Mais le milieu ne lui convient pas. En plus, il a l’opportunité de passer à la production de fictions. Il crée même sa propre société Sokan, “un moyen de retrouver la liberté, de prendre des risques pour des projets qui me tenaient vraiment à coeur”. 

Le brasseur Jef, c’est lui 
Aujourd’hui, c’est un autre chapitre qu’il écrit. Il y a trois ou quatre ans, il a décidé d’arrêter progressivement la production pour retrouver les amours... de ses trois ans. C’est sa présence à la Ligue d’impro amateur qui lui met le pied à l’étrier. “Dès la première année, l’équipe que j’avais montée était championne nationale et lors d’autres joutes, nous avons été champions du monde. J’adorais ça, ça marchait à fond, et doucement, j’ai eu une révélation : j’allais être comédien”. Figurations, petits rôles de théâtre, tournage de publicités : Thierry de Coster met quelques années avant de se lancer vraiment. Pour assurer, il fait des “voix” à la radio, ce qu’il fait toujours : sa palette de timbres et d’accents différents lui ont fait “dire” plus de 1000 spots. “Je ne regrette pas du tout d’y être arrivé tard : j’ai l’impression d’être un jeune comédien, encore fou, encore idéaliste avec une gourmandise insatiable. D’autres, à mon âge, ont déjà 20 ans de carrière et/ou de galère derrière eux, ils ont un autre regard sur la profession”. Ce qui l’a mené à une notoriété presque immédiate, c’est prêter ses traits à Jef, le chaleureux brasseur de la Kriek Belle-Vue. Avec Serge Larivière, ils forment un duo comique dont on suit les mini-péripéties avec bonheur. “Tout le monde nous connaît, c’est un vrai phénomène: Belle-Vue nous a même fait des cartes de visite aux noms de Jef et Jos pour les autographes !” 

Sa grande aventure 
Aujourd’hui, il se lance dans une aventure qui lui tient fort à coeur : être seul en scène dans un spectacle qu’il produit aussi lui-même. “Mémoires d’un Vigile est une vraie pièce de théâtre : on rit, on pleure... Tout se passe en 2076 dans la République démocratique du Condroz. Je suis Max, un vigile survitaminé. À 57 ans, je commence à être un peu fatigué et un jour, j’oublie de prendre mes pilules anti-mémoire... Et soudain, tout va basculer”. On n’est pas i c i dans la science-fiction, assure-t-il, ni dans le comique troupier “Je déteste le rire pour le rire”, ni dans l’étude sociale à 100%. “C’est un spectacle d’un genre nouveau, une tragi-comédie mâtinée de satire !”. En attendant d’être sur les planches, le comédien se dope à la sérénité (“plus ça approche, plus on ça va bien avec Ivan Goldschmidt, le metteur en scène”) et à la salle de sports où il se muscle pour assurer ce spectacle plutôt physique, dont il parle avec des étoiles dans les yeux !

Mon petit Proust

Le principal trait de mon caractère :
la franchise.

La qualité que je préfère chez les hommes:
la sincérité.

La qualité que je préfère chez les femmes:
la pétillance.

Mon principal défaut:
la susceptibilité.

Ma principale qualité :
le plaisir de vivre.

Ma devise :
Vivre l'esprit libre, ici et maintenant!



E.W.

● 1986 Découverte de l'Afrique comme réalisateur de documentaires. 

● 1993 Champion du Monde d'impro amateur à Montréal. 

● 1995. Production du film d’Anne Lévy-Morelle, “Le Rêve de Gabriel”. 

● 1997. Création de Sokan. 

● 2005. Production de son spectacle seul en scène.
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