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The Vismets : le grand coup de bluff
Un nom, un son, un look et quatre Bruxellois dans le vent. Les Vismets envahiront la scène de l’AB le 29 octobre pour y présenter leur 1er album : Gürü Voodoo.
Fraîchement arrivés sur la scène rock belge, les Vismets se sont rapidement fait une place avec leur premier album : Gürü Voodoo et surtout un premier single bien ficelé, destiné à être un tube : Dilemma. Les voilà donc sur les plus grandes scènes belges de cet été : les Nuits Botanique, le festival de Dour, les Francofolies de Spa, le Brussels Summer Festival. Vismets joue déjà dans la cour des grands et ne s’autorise aucune erreur sur scène. Emmené par Dan Klein, le quatuor propose un rock aux accents électro, qui tire souvent vers le psyché, parfois vers la pop. Le tout enrobé dans un univers bien à eux, qu’ils n’ont pas peur de défendre.
Un vrai coup de bluff
Vismets, c’est un nom, une attitude et un immense coup de bluff. Grâce à son nom, Vismets revendique son origine bruxelloise puisque vismet est un vieux mot bruxellois qui signifie petit voyou. “On a voulu donner un autre sens à ce mot qui n’est plus utilisé. C’est un mot que j’entendais dans la bouche de ma mère quand j’étais gamin. Au moment de nommer le Myspace, c’était comme une évidence de l’appeler Vismets. Des Vismets, ce ne sont pas des voyous très glorieux. On a un côté sale ket mais pas un côté délinquant”, explique Dan, le chanteur et fondateur du groupe. L’attitude ensuite, des airs de rockeurs sans en faire de trop, les Vismets soignent leur look sur scène. “C’est important d’avoir un minimum de look. Si tu arrives sur scène comme dans la vie de tous les jours, c’est pas très glam’. Dans la vie, on soigne notre apparence aussi donc ça ne choque pas tellement. Dans tous les styles musicaux, il y a un code vestimentaire”, confie Dan. “Le rock ‘n roll, c’est une musique avant tout. L’attitude, c’est un plus. On ne peut pas avoir une attitude rock ‘n roll non stop. L’attitude rock, c’est sur scène et, à côté, tu peux être papa de quatre enfants. Les deux sont conciliables.”
Ils écument les soirées
Mais surtout, les Vismets, c’est un énorme coup de poker. Au départ, le seul Vismet était Dan, qui écrivait quelques morceaux seul chez lui, pour les mettre ensuite sur son Myspace. Vite rejoint sur papier par son frère Tony, et Niky (Nicolas Collaer). Les trois écument les soirées en parlant de leur projet “qui va tuer” de présenter le groupe Vismets comme apparent et existant. En réalité, les trois musiciens n’avaient jamais joué un seul morceau ensemble. “Je faisais le malin et ça m’a servi parce que c’était vraiment un coup de poker. Je n’avais rien, je montrais ma gueule partout et puis, un jour, quelqu’un vient me demander si on peut écouter quelque chose. On était trois, on n’avait jamais sorti trois notes ensemble et on disait partout que notre projet était génial. On nous a proposé une date à l’Orangerie. Au début, on a eu un peu peur quand même. A l’époque, je ne savais pas vraiment chanter. Donc on a bossé pendant un mois et demi, en répétant tous les jours.”, confie le chanteur. “Il n’y avait rien de concret mais j’avais déjà écouté les démos de Dan sur Myspace et il y avait déjà tout un univers !”, enchaîne Remy, le guitariste. “Oui les chansons étaient là, continue Dan. Il suffisait de les mettre en forme. Les morceaux étaient écrits. Il fallait juste les arranger.”
Trio gagnant
Le groupe enchaîne donc cette première date avec d’autres, décident d’enregistrer un premier album et engagent un quatrième musicien, Remy. “La première date était tellement un bon concert que quand Dan m’a appelé pour jouer avec eux, la première chose que je me suis dit, c’est “il est fou”, ça marche tellement bien à trois, c’est la force du projet. Je trouvais ça fantastique qu’un trio ait autant de punch. Mais après, Dan m’a expliqué sa vision du projet. Ça c’est fait naturellement et j’ai vite trouvé ma place.” Les Vismets deviennent donc un quatuor, emmené par Dan Klein, au chant et au leadership du groupe. “Je suis quelqu’un qui aime avoir le contrôle sur les choses. Mais je me soigne et au fur et à mesure que le projet avance, j’apprends à laisser de la place aux autres.” Et Remy de continuer : “Je respecte beaucoup Dan pour ça. C’est super important dans un groupe d’avoir un leader, de savoir où il veut aller et où sont les limites. Si tout le monde commence à s’exprimer, tu risques de te perdre et tu perds ton temps aussi. On a chacun notre rôle dans le groupe. Après, c’est une histoire de confiance, de respect.”
"On n’est pas Ghinzu !"
Souvent associés à Ghinzu, les Vismets n’apprécient pas cette étiquette et préfèrent être vus comme un groupe à part entière, faisant partie de la scène rock bruxelloise. “Certains ont travaillé ensemble sur d’autres projets. Mais aujourd’hui, il y a une entité Vismets qui existe. Il n’y a pas de sponsoring Ghinzu chez nous. L’album a un son actuel qui n’était pas le son de Ghinzu sur leurs premiers albums. Aujourd’hui, il y a un son qu’on retrouve un peu dans tous les albums”, se défend Dan. “Quand j’écoute l’album, poursuit Remy, j’entends plus de trucs des seventies, des sons psychés. Des choses très variées. Il y a des influences folk, électro. C’est beaucoup plus synthétique que Ghinzu.”
Un petit second en tête
Après une année de concerts et une flopée de festivals, un premier album bien reçu du public comme de la critique, et un dernier concert à l’AB le 29 octobre prochain, il est temps pour les quatre Bruxellois de penser à un second album. Un deuxième opus, pensé et composé à quatre. «Je le vois beaucoup plus dans la création, estime Dan. J’ai envie qu’on se retrouve à quatre. Sur le premier, j’ai beaucoup amené de morceaux déjà arrangés. Sur le deuxième, je vais amener des parties guitare voix ou piano voix et je vais beaucoup plus laisser aux autres de liberté d’expression. Je serai toujours là en tant que leader, car c’est quand même mon projet, mais j’ai envie de travailler différemment et être surpris parce que les autres peuvent apporter.”
Maïlys Charlier
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