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VERY IMPORTANT BRUSSELEIR


André Lamy

André Lamy

André Lamy, bon pote

André Lamy : politiquement vôtre… A l’heure où le monde politique va peut-être faire basculer le pays tout entier dans le chaos, un petit camp retranché d’humoristes arrive encore, malgré tout, à nous faire rire avec le sujet, tous les matins à la radio.


(André Lamy en plein exercice; il tient le roi comme personne, s’amuse à rejouer une perquisition chez Van Cau et entraîne Jean-Michel Javaux dans un sketch bien… mordant. (Ph. Bernard Demoulin, Olivier Pirard))

La recette : des imitations, sans compromis, qui mettent le doigt où ça fait mal. A la tête de la séquence, Frédéric duBus, le caricaturiste, et André Lamy, l’imitateur.

Il faut rappeler qu’aucun autre humoriste belge n’a eu la chance d’avoir une carrière aussi remplie que celle d’André Lamy, parti très jeune pour l’Hexagone, par le miracle des rencontres. “ J’habitais Bruxelles. J’étais encore pratiquement inconnu, en dehors de quelques apparitions dans des radios locales. On m’avait photographié, lors d’un spectacle, en train d’imiter Glandu, le personnage de Thierry Le Luron, qui venait de décéder.

Il se trouve que cette photo, qui était parue dans Paris Match Belgique, est arrivée sur le bureau des frères Hubert, les producteurs de Thierry à Paris. Ils m’ont ensuite demandé une cassette vidéo et m’ont proposé de travailler avec eux. C’est de là qu’est venu le sentiment de filiation entre Le Luron et moi ”.

Deux ans de folie
A 24 ans, André, sans véritables attaches en Belgique, saisit donc sa chance et part, du jour au lendemain, vivre à Paris. Très vite, il enchaîne les succès et se retrouve omniprésent dans les médias. Il travaille ainsi à Europe 1 pendant 3 ans avec Philipe Gildas et puis pendant un an sur France-Inter avec William Leymergie et José Arthur. “Pendant deux ans, ça a été une véritable folie. Je n’ai pas arrêté. Je passais d’une émission de radio à une salle de spectacle, d’une salle de spectacle à un plateau télé, et d’un plateau de télé à un autre truc. Il y avait des jours où je faisais quatre représentations sur la journée. Donc, je vous dirais que je n’en ai pas vraiment profité. Finalement, j’apprécie beaucoup plus la renaissance grâce à “Voter pour moi”.

La scène avant tout
Parce qu’il est vrai que l’homme garde une vraie lucidité sur son parcours : “Je n’ai pas oublié que je suis revenu un peu la queue entre les jambes, même si je n’ai jamais arrêté de faire ce métier.”
Son retour en Belgique s’est fait en douceur, avec “Y’en aura pour tout le monde” de Hervé Meillon qui démarrait et “les Poupettes” déjà sur RTL. “Puis, deux ans après mon retour de France, j’ai eu l’occasion de remplacer Stéphane Steeman dans la revue des Galeries, ce qui fut encore un nouveau départ”.

Et il est vrai que c’est sur scène que l’humoriste prend sa véritable mesure. Plus que de l’imitation, il caricature nos hommes politiques et… le Roi… de façon tout à fait particulière. “C’est purement un travail de comédien. Comme peuvent le faire “Les Guignols de l’info”, j’ai presque créé une marionnette qui est indépendante du personnage, mais que tout le monde reconnaît. Le principal, ce n’est pas de lui ressembler, mais c’est d’entendre le rire du public.”



etienne louvain

10 mars 1979. 1er spectacle public. “C’était dans mon école avec mes premières imitations importantes : Devos, de Funes, Claude François, Serge Lama. En deuxième partie de soirée, il y avait une pièce de théâtre écrite par Yves Hanchar, le futur réalisateur de “La Partie d’échecs” avec Catherine Deneuve et Pierre Richard.

4 août 1987. Première à Paris au Tintamarre. “Dans la salle, il y avait Michel Drucker, Jean-Pierre Elkabbach, Jean-Pierre Foucault, Christophe Dechavanne, etc... Tout le gratin parisien était là, alors que personne ne savait d’où je venais”.

Décembre 87. Il dîne avec François Mitterrand. “Ca s’est passé dans un petit bureau de l’Élysée. Il y avait Jaques Attali, Jack Lang et, bien sûr, François Mitterrand”.

4 décembre 1997. 1re date au Théâtre des Galeries à Bruxelles. “Ça m’a permis de me prouver à moi-même que je pouvais encore revenir à mon âge (Rires)”.

12 mars 2007. Démarrage de “Votez pour moi” en radio, avec Frédéric duBus. ” Cela devait durer 20 épisodes et on en est au 450e”.

21 avril 2010. Réalisation de son portrait pour la Tribune de Bruxelles. “C’est une date très très importante d’où va peut-être dépendre tout le reste de ma carrière (Rires)… Sincèrement, j’aimerais que tu la gardes celle-là. J’aime bien.”

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