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L’esprit “Full Monty” débarque !
Ladies’ Night a inspiré le formidable film “The Full Monty” autour d’un groupe d’amis chômeurs en perdition qui vont décider de devenir des Chippendales. Daniel Hanssens met
en scène cette pièce avec des comédiens qui ont le feu ! A partir du 6 octobre.
C’est le buzz du moment. Quand une équipe de comédiens joue une bande de chômeurs qui veulent devenir un groupe de Chippendales, il y a de l’ambiance dans l’air !
Ladies’ Night, c’est la pièce d’Anthony Mc Carten, Stephen Sinclair et Jacques Collard qui inspira le film “The Full Monty”. Bien sûr, la pièce a sa vie propre mais on devrait retrouver cette atmosphère entre “analyse sociale” et humour à se tordre qu’on pouvait trouver dans “The Full Monty”.
L’histoire. Dans une ville ouvrière, une bande de copains, chômeurs en fin de droits qui rament (dans leur vie professionnelle comme personnelle) se lancent dans un challenge : faire un strip-tease, le “Grand Jeu” à la Chippendales, pour se faire des sous, épater les filles et surtout se prouver qu’ils existent…
La distribution. La pièce est adaptée à la Belgique et Daniel Hanssens a sorti son “grand jeu” à lui en réunissant sept comédiens d’expérience mais d’horizons différents qui n’ont pas hésité une seule seconde. Une seule femme sur scène (et pas n’importe laquelle !) : Rosalia Cuevas qui incarne une ancienne danseuse qui les aidera à aller jusqu’au bout.
Une pièce qui dégage, une équipe de feu sur scène : on a hâte de juger… sur pièce !
Du 6 oct. au 15 nov. au Pathé Palace (>18/10 et 4-13/11. Rés. : 070 75 42 42); à Wolubilis (21-26/10. Rés. : 02 761 60 30). www.argan42.be
Eric, c’est le bouboule de l’histoire. Cet homme-là n’est pas à l’aise avec son corps… Un rien lui provoque une érection alors, pensez… une foule de femmes en délire et sa femme qui plus est ! D’un autre côté, il est tellement désespéré, il a tellement envie de montrer à celle-ci qu’il peut arriver à quelque chose dans la vie qu’il se lance dans l’aventure.Sa scène de prédilection : Quand il s’ouvre de son “problème” auprès d’un de ses potes, celui-ci lui conseille de penser à des choses basiques genre moteur… ou chasse et pêche. “Et là mon personnage hausse les épaules. Quoi, même ça ?, lui répond l’autre. Oui… Mais attention, c’est médical, je réponds gêné.”
Bruce Ellison
Le fêlé du groupe, c’est Bruce. S’il avait un peu d’argent, il serait en forme mais là, il a surtout sa place au bar et une brioche en pleine croissance.
Bruce Ellison, lui, comédien et chorégraphe s’est occupé de la chorégraphie de “Ladies’ Night”. “Il y a du boulot mais j’ai l’habitude de faire danser les foules lors de bals populaires alors ces six-là, vous pensez ! Et puis j’ai des trucs et astuces pour les aider mais globalement, ils sont à fond dans leur personnage quand ils dansent !La scène qui me reste en tête ? Lorsque Glenda nous demande de faire des pompes… C’est vraiment physique, on arrive à peine à dix, c’est crevant !”
Daniel Hanssens
“Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre !”, s’exclame-t-il en riant. Daniel Hanssens, le metteur en scène de cette pièce n’en est pourtant pas à son coup d’essai mais il a rarement connu une telle ambiance durant les répétitions. “Il y a une cohésion extraordinaire, un esprit et une compréhension totale de ce dont parle la pièce. Car au-delà de la partie “strip” qu’il a fallu apprivoiser, la pièce a une dimension sociale et humaine très forte. Ils ont tous perdu leurs repères, ils sont tous en quête… de respect d’eux-mêmes et d’une identité pour se raccrocher à la société. Leur démarche est finalement très intime… Mais qu’est-ce qu’on rit !”
Georges LiniGeorges Lini, ce serait Gaz (Robert Carlisle) dans le film : le meneur qui va lancer l’idée en riant puis se dire qu’après tout… pourquoi pas ?
Le comédien n’a pas revu le film pour ne pas se laisser influencer. Ce qui le marque dans “Ladies’Night” c’est que “dans les rires énormes qu’elle suscite, c’est une pièce profonde. On a tous ressenti qu’en dessous de ces scènes de danse désopilantes, il y a une détresse et par là une motivation extrême de ces hommes. J’aime l’atmosphère des pièces anglo-saxonnes comme celle-ci, où l’aspect social se mêle à un humour déconcertant.”
Michel Hinderyckx Voici Mimiche, le barman, celui qui va aider à réaliser le rêve de ses potes. “Je leur prête une salle, j’achète les costumes et finalement, je les rejoins, convaincu par leur démarche. Il y a un souffle d’énergie terrible dans cette histoire qui se passe dans une région industrielle dévastée où plus rien ne se passe. Destination naufrage… Et là un jour, Georges a un projet. Il y croit tellement, il a une telle force de persuasion, il donne tellement d’énergie que chacun ne peut plus que dire “oui”. Je trouve ça beau cette reconquête de soi, Cette scène marque l’avant et l’après…”
Philippe Résimont Phil, c’est le fan de rock genre Iron Maiden qui a de gros problèmes de couple : sa femme étant plutôt nymphomane. Mais il l’adore alors qu’elle le considère comme un minable. Alors se joindre au groupe, pour lui, c’est aller au bout d’une idée pour une fois et du même coup retrouver de la fierté… plus que la fortune d’ailleurs.
“La scène qui me secoue c’est quand Bruce lui avoue qu’il se sent sale de faire ce qu’il fait alors que son père et son grand-père étaient, eux, mineurs. Un travail difficile mais qu’ils faisaient avec cœur pour nourrir la famille…”
“On les a en nous ces personnages, on doit être 100 % sincère pour jouer cette pièce. Ce qui ne nous empêche pas d’être dans une ambiance “vestiaire de foot” durant les répétitions parfois et c’est assez… extraordinaire !”
Frédérik HaugnessFred est le timide de l’équipe, celui qui habite chez maman, par choix ou par dépit de ne se trouver personne, on ne sait pas trop…
“La scène qui me marque le plus, c’est celle où notre petite équipe regarde la célèbre audition de “Flashdance”. Nos personnages se disent qu’ils vont trouver là ce qu’ils doivent faire… Il y a de tels silences, de tels échanges de regards durant cette scène ! C’est le moment où ces bonhommes vont se dire que ça n’est finalement pas si facile de faire le chippendale…
J’aime cette pièce pour son côté tellement humain : ces six-là, ce sont moins des chômeurs que des hommes qui vont peu à peu se retrouver une identité grâce à un boulot, quel qu’il soit finalement.”
Pierre PigeoletPierre va hésiter longuement à se glisser dans l’aventure. “ Dans la pièce, mon personnage ne comprend pas ce qui les pousse vers ça, il n’est pas pris dans le mouvement, c’est une question d’orgueil pour lui. Complètement rejeté et seul, il va ouvrir les yeux sur le but de ce projet : retrouver une vie sociale normale, s’en sortir ensemble… Et Pierre se mettra à danser sous les ordres de Glenda, comme ses autres potes !”“Jouer cette pièce, c’est un bonheur de comédien total. Elle est intelligente, drôle, poignante… Et on forme une bande comme cela se passe rarement au théâtre. Quel plaisir fou !”
E.W.
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