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Potron Minet
Philippe Deraymaeker réveille et accompagne les Bruxellois chaque matin
dans la bonne humeur et la confiance sur VivaBruxelles, entre h et h.
Voici une tranche de vie de cet animateur de la tranche du matin...
Les Bruxellois ont de la chance, entre 6h30 et 9 heures, ils sont réveillés par une voix chaude et dynamique qui est devenue une amie pour beaucoup d’auditeurs de VivaBruxelles et auparavant de Bruxelles-Capitale. Depuis quatre ans, Philippe Deraymaeker, les informe, leur parle, les fait rire sous la couette, sous la douche ou au volant. Mais au-delà de neuf heures... cet homme-là ne s’éteint pas, ne regagne pas bien tranquillement sa maison : il prépare déjà l’émission du lendemain, prend des contacts, enregistre d’éventuelles séquences et interviews qui ne peuvent être faites en direct le matin (“Mais c’est plutôt rare”). Puis il court non loin de là, dans une boîte de production où il s’occupe non pas de prêter sa voix aux pubs et campagnes qui y sont faites, mais de management. Le temps file, et c’est déjà la fin de la journée : direction Genval pour retrouver sa femme Marie et leur petite fille de six mois, Sixtine, le fils de sa femme et sa grande fille de 11 ans à lui, qui vient aussi
Dans sa bulle Philippe Deraymaeker commence donc sa journée à cinq heures moins dix. Et “Quand le réveil sonne, on se maudit toujours un peu !”, sourit-il. Une bonne douche là-dessus et c’est parti pour le studio. Il faut dire qu’il s’impose une hygiène de vie sans dérapage. “Je me couche entre 9 et 10 heures. Pour tenir le coup sur la longueur, c’est vraiment nécessaire”. Il se souvient en revanche d’une époque où, jeunot fraîchement arrivé à la RTBF, il se couchait bien plus tard, faisait la fête parfois et assurait le 5h30/9h ! “A cette époque, Jean-Pierre Hautier animait également une tranche de 6h30 à 9h. Il allait dormir très tôt et je ne comprenais pas : moi, je me sentais bien, j’arrivais vraiment à assurer !Maintenant, je sais pourquoi !” Dans le studio de la RTB, l’animateur a ses habitudes : il faut l’imaginer dans la pénombre : il y a bien une fenêtre mais elle donne sur une cour intérieure pas vraiment lumineuse. Tant mieux il adore ça ! Et une fois qu’il est derrière le micro, il est dans sa bulle, presque solitaire, concentré. Sa voix se pose, lui-même dit qu’il “donne. Il faut baisser le micro quand je parle ! Je ne sais pas adopter un ton de conversation intime. Moi je suis bien là, j’explique, je hèle, je rentre dans l’oreille !” Sans être rentre-dedans pour autant, c’est pour ce ton chaud d’ailleurs qu’il est si populaire.
Le poisson du bocal En même temps il ne peut qu’être réceptif à toute l’ambiance grouillante d’une rédaction : les journaux s’enchaînent, les journalistes passent en direct, les chroniqueurs s’installent puis repartent : la radio, c’est unmicrocosme particulier qui fait le charme du travail matûtinal ! “J’ai déjà fait de l’antenne l’après-midi ou le soir. Mais j’aime le matin : on commence par le plus important, après... la vie semble plus légère !”, compare-t-il. Aujourd’hui, il a toujours la passion de ses 16 ans, quand il a commencé à animer une radio de jeunes à Rixensart puis a rejoint Radio 6 Vallées à Wavre... “Une autre époque, on pouvait tout essayer, il fallait proposer et montrer son envie profonde. Et on apprenait sur le tas”. Au fil des rencontres, il est passé sur les ondes de “vraies” radios et arrive à la RTBF. Pourtant, après toutes ces années, Philippe Deraymaeker envisage avec sérénité la possibilité de passer à autre chose, loin du micro mais toujours dans l’audio où il est comme un poisson dans son bocal... radio.
Mon petit Proust
Le principal trait de mon caractère : Je suis un curieux.
La qualité que je préfère chez les hommes: La simplicité.
La qualité que je préfère chez les femmes: Toutes les qualités de ma femme.
Mon principal défaut: Je n’ai pas de timing (sauf à l’antenne, heureusement!)
Ma principale qualité : la curiosité. On pourrait ajouter la chaleur de sa voix.
Mon rêve de bonheur: Une grande famille où chacun trouve sa place et son bonheur.
Ma devise : L’avenir est à ceux qui se levent tôt…. mais faut pas pousser tout de même.
Photos : Bénédicte Maindiaux, Christophe Bortels et DR.
E.W.
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● 1966. Le 22 janvier, naissance de Philippe à Etterbeek.
● 1982. Débuts radio.
● 1986. Arrivée à FM Le Soir, rencontre avec Marc Vossen, devenu un grand ami. ● 1987. 6h-9h à SIS.
● 1991. Arrivée à la RTBF (tranche matinale de Radio Une)
● 1994. Bruxelles Capitale : “La Cité aux clefs”.
● 2000. Tranche 6h30/9h. |