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Des concerts, des animations, un ministre en caisse à savon, le Parlement ouvert : Fête de l’Iris toute !
Ces 10 et 11 mai, la Région de Bruxelles-Capitale fête ses 19 printemps. Et ça n’est pas parce que cet anniversaire est moins symbolique que les 20 ans l’année prochaine que la fête sera moins belle, cela part dans tous les sens.
Des concerts
Samedi soir, il y aura beaucoup de monde sur la place des Palais pour assister à un concert de pointures 100 % belges avec Ozark Henry (22h) dont ce sera le dernier concert en Belgique, Daan (20h15) et Sharko (19h) dont ce sera d’ailleurs l’unique prestation belge cette année ! Le lendemain soir, place au rock vitaminé avec dashbox (18h) et une évocation punchy des Beatles et d’Abba avec là aussi des pointures du genre : Abbey Road (18h) et Abba Mania (20h).
Un Pentagone sans voiture
De 9 à 19h, le dimanche 11 mai a été décrété journée sans voiture dans le Pentagone. Bien sûr, les transports en commun, les véhicules de secours et les possesseurs d’une dérogation devront… slalomer dans des rues rendues aux piétons et cyclistes. A cette occasion, Interparking fait un geste en ouvrant gratuitement ses installations à tous, pour libérer les rues des voitures.
Bâtiments et rues en fête
Le Bip, soit le nouveau centre touristique et culturel dédié à la promotion de l’image de Bruxelles sera inauguré en grande pompe le samedi, au 11 de la place Royale (de 12 à 18h). Et nombreux seront ceux qui ne manqueront pas de se rendre aux portes du Parlement bruxellois qui seront ouvertes au public de 10 à 18h (6 000 visiteurs en 2007 !). Les rues (de la place Royale jusqu’à la rue du Lombard) seront animées de stands, de concerts et d’artistes de rue (de 11h30 à 18h30).
Caisses à savon
La quatrième édition de la Red Bull Caisses à Savon alignera cette année plus de 80 équipes dont l’équipe Iris avec au volant Pascal Smet ! Itinéraire : du sommet de la rue des Colonies jusqu’aux pavés de la Cathédrale Saint-Michel-et-Gudule. Premier départ vers 12h30 et podium prévu vers 18h. et pour changer…
2008, 11 éditions, vingt ans et un Parcours à parcourir à St-Gilles
 Le Parcours d’Artistes de Saint-Gilles fête en ce mois de mai sa 11e édition et célèbre itou ses 20 années d’existence. Une occasion s’il en est pour découvrir à nouveau cette biennale tout en convivialité dédiée aux artistes plasticiens de la commune. Quelque 170 ateliers ouvriront leur porte et rassembleront les œuvres de plus de 300 artistes autour de 8 pôles. Cette année encore, les disciplines “habituelles” se succéderont : sculpture, céramique, dessin, peinture, aquarelle, illustration, gravure, calligraphie, photographie, collage, installation, vidéo… Nous nous accordons le plaisir de souligner à leurs côtés les moins remarquées : modelage, mosaïque, techniques mixtes, infographie, textes, photomontage, linogravure, lino et lithographie, broderie, scénographie ou monotype… En plus de cette richesse, l’édition présente quelques particularités comme l’exposition “20ans” qui résonnera à l’Hôtel de Ville, la Maison du Peuple et la Maison des Cultures. En tant que Meeting Point de cette édition, la Maison Pelgrims, accueillera le projet de Jean-Claude Mouton, artiste photographe “tamponneur”. Vous pourrez donc décliner à l’envi les prises de vue de Saint-Gilles sous forme de tampons encreurs… A ses côtés Géréon Inger nous présentera des travaux tout aussi impressionnants. Jean-Claude Mouton a également réalisé une série de tampons en collaboration avec les artistes de cette édition 2008 de Parcours. Un porte-clés “Parcours d’Artistes 2008” vous sera fourni et permettra l’accès à tous vos ateliers et évènements préférés, sélectionnés dans votre catalogue.
Kits Parcours (porte-clés et catalogue) : 7€. Ouverture des ateliers : les 3 week-ends de 14 à 19h Les samedis 10, 17 et 24 mai, les dimanches 11, 18 et 25 mai. Rens. : Service de la Culture : Maison Pelgrims, Rue de Parme, 69 à 1060 St-Gilles. Tél.: 02 53456 05.
Ambiance médiévale à Etterbeek Le Marché médiéval d’Etterbeek sera de retour les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mai prochains sur l’avenue du 2e Régiment de Lanciers. Comme de coutume, l’accent sera mis sur la gastronomie, l’artisanat, le folklore et les animations médiévales plus vraies que nature. On y croisera, par exemple, un bouffon acrobate, les sorcières d’Ellezelles, une milice bourgeoise, des batteurs d’armure, des joueurs de cornemuse et une dizaine de géants. Sans oublier la parade médiévale qui parcourra les allées du marché le samedi à 11h. Cette année, les invités d’honneur du 16e Marché médiéval seront la ville de Torun, en Pologne, et le village de Ruette, situé en Gaume.
Rens. : 02 627 23 23.
E.W.
La Région souffle ses 19 bougies Le président du Parlement bruxellois et les membres du gouvernement bruxellois évoquent la grande fête régionale célébrée le 8 mai prochain.
Eric Tomas, président du Parlement bruxellois - Identité
 La Fête de l’Iris, c’est l’affirmation de l’identité bruxelloise. Une Région différente des deux autres du pays, par son caractère quasi totalement urbain d’une part, son bilinguisme officiel, sa multiculturalité et sa dimension internationale. C’est le symbole aussi de l’ouverture d’une ville-région, capitale européenne au rayonnement mondial, qui reste à échelle humaine, avec une qualité de vie certes perfectible, mais que nous envient d’autres grandes villes… Et la chaleur de ses habitants(e)s, qui aiment la fête (de l’Iris, ou les autres…)
Charles Picqué, ministre-Président - Populaire
 La Fête de l’Iris, c’est une fête populaire, que chacun peut s’approprier dans une ambiance bon enfant. C’est pourquoi, quand je suis redevenu Ministre-Président en 2004, j’ai voulu qu’elle se déroule en plein cœur de Bruxelles. Cette année, le Pentagone sera même piétonnier pour l’occasion ! La Fête de l’Iris est importante pour moi car elle nous donne l’occasion de nous fêter et de fêter Bruxelles, en (ré)affirmant haut et fort notre fierté d’être Bruxellois. Mais surtout, la Fête de l’Iris, c’est l’occasion d’offrir aux habitants comme aux touristes le spectacle savoureux de l’immense talent des Bruxellois exprimé avec chaleur et simplicité.
Guy Vanhengel, ministre des Finances - Histoire
 Cette année, la Fête de l’Iris aura une connotation toute particulière. On ouvre en effet le complexe de bâtiments à la place Royale, ce qui me tient fort à cœur. Cet endroit de très grande qualité, au cœur de la ville, est intimement lié à l’histoire et aux arts mis en valeur dans les musées tout proches. L’ensemble est bâti sur les vestiges de l’ancien Palais de Bruxelles. En outre, c’est dans l’une des salles de l’Hôtel de Lalaing que l’indépendance belge a été déclarée : le roi belge Léopold Ier y a signé la Constitution belge. Cette pièce sera d’ailleurs utilisée comme salle de réunion du conseil des ministres bruxellois. La Fête de l’Iris ne sera donc pas seulement une fête musicale, mais bien une fête pour tous les Bruxellois et pour les vrais passionnés de l’histoire bruxelloise et belge. J’invite par conséquent tous les Bruxellois à venir visiter ces bâtiments.
Benoît Cerexhe, ministre de l’Emploi - Ouverture
 Pour moi, la Fête de l’Iris représente avant tout la fête de tous les Bruxellois. Il s’agit d’un événement politique bien sûr puisqu’il célèbre la naissance de la Région bruxelloise, mais c’est avant tout une fête populaire, multiculturelle qui témoigne de l’esprit d’ouverture et de tolérance qui caractérise si bien la Région bruxelloise, trait d’union entre les communautés. J’aime cette fête parce qu’elle est aussi une occasion de se balader, de redécouvrir la créativité de Bruxelles et sa profonde originalité, de faire des rencontres quelquefois cocasses dans une ambiance conviviale. J’apprécie particulièrement cette proximité, cette simplicité dans les rapports humains que les Bruxellois cultivent à merveille et qui font qu’on se sent bien à Bruxelles.
Pascal Smet, ministre de la Mobilité - Avenir
 Le matin au réveil, je ne me pose pas la question de savoir si je suis Bruxellois, flamand, belge, ou européen. Je suis probablement les quatre à la fois, et nous sommes probablement bien plus encore. Une chose est sûre : je suis un Bruxellois de première génération et j’ai choisi Bruxelles, parce que j’aime Bruxelles, j’aime y vivre, y travailler, me promener, me délasser. Bruxelles est certainement pour moi, la ville la plus intéressante du pays avec son brassage de cultures, et la plus compliquée avec ses difficultés institutionnelles. Les identités des Bruxellois sont bien trop diversifiées pour que leur passé ou leur histoire soit commune. Notre dénominateur commun, à nous Bruxellois, c’est notre avenir. Dans le futur, nous devrons encore accorder plus d’importance à la fête de l’Iris.
Evelyne Huytebroeck, ministre de l’Environnement - Familiale
 Il est important qu’une région comme Bruxelles-Capitale ait son jour de fête célébrant sa réalité, ses spécificités, ses atouts. Au-delà d’un jour de fête, c’est le pari d’un vrai projet bruxellois possible que je veux fêter, le projet d’une région ouverte, verte, multiculturelle, qui bouge et qui privilégie la qualité de vie de ses citoyens. A l’image de ce projet la Fête de l’Iris doit donc être pour moi familiale, festive, colorée, accessible et populaire. Il n’est pas inutile en cette période de grandes interrogations sur l’avenir institutionnel de notre pays de répéter que Bruxelles c’est également le pari réussi de cohabitations multiples mais aussi une région capitale qui doit aussi d’urgence relever les défis des luttes contre la pauvreté, les pollutions, les inégalités. Là sont les vrais combats pour l’avenir. Pour que l’iris revienne aussi fleurir le long de nos étangs et nos ruisseaux, dans nos parcs et jardins.
Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat à l’Urbanisme - Diversité
 Créée il y a 19 ans, la Région bruxelloise est progressivement devenue un irremplaçable outil de cohésion sociale entre les habitants et les communautés qui la composent. La Fête de l’Iris est, à son image, un mélange de couleurs et de genres. De couleurs, par la diversité des cultures qui s’y côtoient. De genres, par la multitude d’activités qui sont offertes à tous. Notre capacité à vivre ensemble harmonieusement dans le respect de nos différences est ce qui fait notre richesse. Je souhaite que notre Région reste longtemps encore, au cœur de l’Europe et de notre pays, un lieu privilégié de rencontre, de solidarité et de tolérance.
Emir Kir, secrétaire d’Etat au Patrimoine - Rassemblement
 La Fête de l’Iris, c’est avant tout la fête des Bruxellois, une fête qui, à mon sens, n’est pas encore suffisamment connue. En ces temps d’interrogation sur l’avenir de notre pays, c’est l’occasion d’affirmer l’existence de notre Région bruxelloise, une région à part entière, unique en son genre de par sa diversité tant culturelle qu’architecturale, une région qui apporte tant au pays et qui mérite une reconnaissance plus affirmée que celle dont elle jouit aujourd’hui. Je souhaite que cette nouvelle édition soit une formidable occasion de rassembler tous les Bruxellois dans une ambiance festive et chaleureuse, qu’il s’agisse d’un moment fédérateur où les gens se côtoient et dialoguent autour de concerts de grands noms de la scène belge, de visites, de découvertes et d’animations folkloriques.
Brigitte Grouwels, secrétaire d’Etat à la Fonction publique - Bilinguisme
 La Fête de l’Iris du 8 mai sera l’occasion de passer en revue les 19 années d’existence de la Région. Mais qu’en sera-t-il de Bruxelles dans les prochaines décennies ? Je plaide pour la création d’une structure de coopération permanente qui donnerait corps à une communauté d’intérêts socio-économique, faisant de Bruxelles un allié de son hinterland flamand et wallon. Les négociations institutionnelles sont l’occasion d’une telle coopération. Il est essentiel aussi de respecter le caractère bilingue de Bruxelles qui ne doit être réduite à un champ de bataille communautaire ! Bruxelles, elle aussi est en faveur d’une réforme institutionnelle. La note “Octopus” était une bonne amorce à celle-ci. L’appel récent de Charles Picqué et de Rudy Demotte en est un autre exemple. Toutefois, elle est un pas dans la mauvaise direction. Vouloir développer Bruxelles sans les Flamands, c’est nier la réalité de la capitale et du pays tout entier.
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