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Nos cinq adresses
Le quartier de l'ancien port de Bruxelles
Quai aux Briques, quai au Bois de Construction, quai du Commerce, quai aux Pierres de Taille..., pas de doute, l'histoire du quartier de la place Sainte-Catherine est intimement liée à l'eau. Et pour cause, c'est là que se situait le premier port de Bruxelles, un port « intra muros ». Avec les travaux du creusement du canal de Willebroeck, la construction des premiers bassins date de la deuxième moitié du XVIe siècle: bassin des Barques, bassin des Marchands, bassin Sainte-Catherine, etc. Trois siècles plus tard, ils seront comblés. C'est à cette époque que l'église Sainte-Catherine fut construite et la place aménagée. Une première église existait déjà dont seule la tour est aujourd'hui visible jouxtant dans un contraste saisissant le centre européen d'art contemporain... Plus ancienne encore: une chapelle dédiée à la sainte y a été édifiée dès le début du XIIIe siècle, adossée aux remparts de la Ville dont il reste la célèbre Tour Noire aujourd'hui entourée d'immeubles récents. Elle a été découverte en 1887 lors des travaux d'assainissement de la ville et fut sauvée de la démolition grâce au bougmestre de l'époque, Charles Buls.
Bon chic bon genre
Témoin privilégié de l'évolution du quartier depuis des décennies, François Champdeblés habite dans un bel appartement de 130 m2 aménagé au-dessus du café-théâtre « Le jardin de ma soeur », un lieu bruxellois convivial tenu par son fils (lire en page 15). Du balcon de son logement, la vue sur les anciens quais et l'église Sainte-Catherine est splendide. Son quartier, il le définit comme « un village dans la meilleure acceptation, sans les mesquineries, avec tout ce que cela a de bien au niveau social ».
« J'ai connu le Marché aux Poissons qui était une halte couverte, il y avait de grands étals en marbre blancs, se souvient ce septuagénaire qui, comme l'on dit, connaît tout le monde dans le coin. Tout autour, il y avait de petits restaurants style moule et frites. Rien avoir avec ceux d'aujourd'hui. Pour ceux qui travaillaient sur le marché, ils faisaient du café, du potage, des pistolets au jambon et au fromage disposés en pyramide sur les comptoirs, à toute heure du jour et de la nuit ».
Après la disparition du Marché aux Poissons, les petits restaurants sont devenus des endroits huppés. Les noms sont restés les mêmes avec parfois les mêmes patrons, mais c'est leur statut qui a changé, comme ce fut le cas au Sablon. Les appartements de luxe sont vite apparus et les loyers sont aujourd'hui prohibitifs. Une évolution que ne regrette pas François Champdeblés. « Même s'il en faut, ce n'est pas avec des logements sociaux que l'on sauve un quartier », souligne-t-il. Une vingtaine d'appartements sont d'ailleurs en cours d'aménagement dans un bel immeuble de la rue du Rouleau en face de l'église du Béguinage (la communauté des Béguines y était vers 1250). L'édifice est en cours de restauration après l'incendie qui a ravagé sa toiture. De l'époque du Béguinage, il ne reste que quelques petites maisons qui, pour l'anecdote, n'avaient pas de numéros mais arboraient des enseignes au nom évocateur: la Maison de la Vierge, le Toit des Anges, le Jardin de ma Soeur etc.
Ajoutons encore que la renaissance récente de la rue Antoine Dansaert avec ses stylistes a beaucoup aidé le quartier et a supplanté la rue de Flandre, ancienne chaussée romaine surnommée par les anciens « Den Kassa ». Pour l'heure, le quartier de la place Sainte-Catherine a revêtu ces habits d'hiver: les chalets de Noël, la grande roue et la patinoire ont investi les anciens quais. Le moment pour François Champdeblés peu adepte de ce qu'il qualifie de « faux artisanat » de se retrancher dans ses murs avec ses beaux livres...
Sainte-Catherine à l'heure hivernale
C'est ce vendredi 30 novembre que la Ville de Bruxelles lance la sixième l'édition des « Plaisirs d'hiver » qui, n'en doutons pas, nous réchaufferont jusqu'au 1er janvier prochain. Comme chaque année, la place Sainte-Catherine et ses environs accueillent la plupart des animations. L'une des plus plébiscitées est bien évidemment la fameuse patinoire longue de 60 mètres installée sur le Marché aux Poissons! Accessible tous les jours jusqu'au 6 janvier, elle est bordée cette année d'une terrasse chauffée pour ceux qui ne veulent pas rater les prouesses des patineurs aguerris... Autre nouveauté à épingler: un cône illuminé de 12 mètres de haut a été installé en son centre, créant ainsi avec la fontaine Anspach un alignement du plus bel effet. Pour admirer cette nouvelle perspective, quoi de mieux que de prendre place dans une des nacelles (fermées pour éviter un coup de froid) de la grande Roue!
La Réunion, invité de marque
.jpg) Les plaisirs d'hiver, c'est aussi et surtout le grand marché de Noël. Il rassemble quelque 220 chalets répartis autour de la Bourse et sur le Marché aux Poissons. Artisans locaux et internationaux vous y donnent rendez-vous. Particularité: chaque année, un pays est mis à l'honneur: c'est l'île de la Réunion qui mettra l'ambiance cette fois-ci au rythme du séga et du maloya. La petite île tropicale de l'Océan indien a pris ses quartiers place Sainte-Catherine: épices rares, fruits exotiques et musiques envoûtantes sont au menu! A noter encore qu'une parade inaugurale déambulera dans le centre-ville ce vendredi dès 18h30. De nombreux commerces dont ceux du quartier Sainte-Catherine ouvrent pour l'occasion leur porte jusqu'à 22 heures! Illuminations féeriques et animations diverses garanties.
Plus d'informations sur www.plaisirsdhiver.be
H.P.P
La Centrale électrique
Première centrale électrique de la Ville de Bruxelles construite au début du siècle dernier, ce superbe bâtiment est aujourd'hui le centre européen d'art contemporain. Il accueille en ce moment l'expo « Agorafolly Outside » qui donne la parole à des jeunes artistes issus des 27 pays de l'Union européenne. L'expo est en réalité double: d'une part, les oeuvres de ces créateurs sont disséminées à divers endroits du centre-ville, d'autre part, d'autres oeuvres de ces mêmes artistes sont exposées à la Centrale électrique. Place Sainte-Catherine, 44 L'herboristerie Desmecht  Miel de montagne, pollen de fleurs, herbes pour lutter contre le stress, jus de betterave et jus de choucroute, voilà quelques-uns des produits 100% naturels qui se trouvent dans cette maison fondée en 1840 qui était à l'origine une droguerie. Plus de 500 plantes et 200 huiles essentielles y sont recensées et sont destinées à améliorer votre bien-être de façon tout à fait naturelle. www.desmecht.com Place Sainte-Catherine, 10 La Maison du spectacle, la Bellone
A deux pas de la place Sainte-Catherine, la maison de la Bellone est un centre voué aux arts de la scène fondé en 1980 par Serge Creuze. Animations, colloques, conférences, expositions sont au programme. L'endroit est saisissant: passé le porche et le passage couvert, on accède à une cour surmontée d'une grande verrière et donnant sur la superbe façade du bâtiment. A noter que ce lieu étonnant regroupe plusieurs associations telles les Midis de la Poésie ou l'asbl Bellone-Brigittines. La bibliothèque des arts du spectacle de la Communauté française s'y trouve également. www.labellone.be Rue de Flandre, 46 Le KVS  La salle de spectacle du KVS, le théâtre flamand, a été construite à l’emplacement d’un ancien arsenal d’armes. En octobre 2004, ce haut lieu culturel s’est doté d'un nouveau bâtiment situé quai aux Pierres de Taille, qui se veut en réalité une extension du théâtre historique, récemment restauré. Théâtre bruxellois par excellence, la programmation a su intégrer la dimension interculturelle de Bruxelles grâce au dynamisme de la jeune équipe emmenée par Jan Goossens. www.kvs.be Quai aux Pierres de Taille, 9 et rue de Laeken, 146. Les stylistes de la rue Antoine Dansaert
Impossible de tous les citer tellement il y en a... La rue Antoine Dansaert est depuis une quinzaine d'années synonyme de mode donnant à Bruxelles une touche avant-gardiste. Un plus pour le quartier Sainte-Catherine. Le mieux, c'est d'aller y faire un tour... Rue Antoine Dansaert
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