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Depuis combien de temps avez-vous atterri dans ce “bout du monde” ? Depuis 15 mois. J’ai répondu à un appel d’offres pour un projet financé par l’UE visant à améliorer l’état sanitaire des produits de la pêche dans les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).
Pourquoi êtes-vous parti ? J’avais déjà pris goût à la région lors de voyages de recherches en tant qu’assistant à l’Université de Portsmouth et mon contrat se terminait en Angleterre. Cette position représentait un bon challenge professionnel et se combinait bien avec mon attirance pour de nouveaux horizons.
Quel est votre fonction au Sénégal ? Je suis basé à Dakar au Sénégal, mais le programme couvre trois pays de la sous-région (Mauritanie, Sénégal, Guinée Conakry) et je répartis donc mon temps entre ces pays. Je fais partie d’une équipe chargée d’évaluer les besoins du système de maîtrise sanitaire (qualité et hygiène) des produits de la pêche et de mettre en place avec les partenaires locaux (administrations, organisations professionnelles) des solutions pour y répondre.
Y a-t-il beaucoup d’autres Bruxellois et expats ? A Dakar, il y en a pas mal, j’en connais au moins dix et la communauté expat est assez vaste et provient de partout dans le monde. Dakar est le point focal économique et culturel de l’Afrique de l’Ouest. Ils travaillent pour des ONG, leurs administrations nationales, des organisations internationales (ONU,…) ou des compagnies privées.
Y avez-vous une famille ? Une amie française m’a rejoint en juillet passé mais je n’ai pas d’enfants.
Quelles sont les activités qu’on ne trouve pas en Belgique que vous faites ? Du surf, de la plongée et des voyages dans des endroits où le tourisme n’est pas encore développé.
Quelle est l’activité bruxelloise que vous ne faites plus? Du vélo dans la forêt de Soignes ou le Pajottenland.
Qu’est-ce qui vous manque le plus de Bruxelles ? Quel endroit particulier? Les bons bars et les terrasses où refaire le monde jusqu’à trois heures du mat’, les parties de whist et le vélo avec les copains.
Qu’est-ce qui vous a frappé en arrivant dans ce pays? J’ai lu quelque part qu’en Afrique la notion du temps est une notion circulaire, alors qu’en Occident elle est linéaire. Chez nous, on peut perdre son temps : le temps qui n’est pas utilisé est perdu. Ici, quoiqu’il arrive, le temps n’est jamais perdu car le temps est une boucle, il reviendra et ça ne sert donc à rien de courir. Ce qui entraîne une approche de la vie plus relax, mais qui n’est pas toujours facile à gérer quand on vient d’une autre culture…
Une petite anecdote amusante sur le pays ? Des anecdotes, il y en a tous les jours, on s’embête rarement ici ! Il y a par exemple les 8 moutons sur le toit du voisin ou le taxi brousse sans volant qui se conduit à la clé à molette…
Comptez vous rentrer un jour à Bruxelles et si oui, pourquoi<ET>? Tout dépend de mon travail, mais à Bruxelles il n’y a pas beaucoup de bateaux de pêche ! J’ai toutefois réussi le concours de la Commission européenne pour la section pêche et espère donc pouvoir un jour décrocher un job là-bas.
LAURE D’OULTREMONT
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