Aujourd’hui, il est de bon ton de traiter les fous d’aliénés.
En bruxellois, un fou reste un
zot, point barre ! Et pour faire bonne mesure, on peut aggraver son cas en le traitant de
keigel zot (fou quille), autrement dit fou à lier voire de
omnuezele zot, crétin, demeuré mental ou, pire encore, de
scheilzot, fou au point de loucher.
Si le maboul fait un peu trop de bêtises (
zottestuut) ou d’excentricités (
zotte streike), on lui passera une camisole de force (
zotkapotche, petite capote pour fous) et on l’enverra à l’asile d’aliénés (
zothoeis, maison de fous) dans une voiture servant au transport des aliénés (
zottekoech, voiture pour fous).
Les femmes n’échappent pas à la folie, mais il s’agit de folie douce comme celle qui atteint une
zottine ou une
zotte Treene (Catherine la folle). Quant aux vieillards, ils peuvent être atteints du démon du midi que le Brusseleir appelle
oud zot (vieux fou).
Vous retrouverez ces mots et ces expressions dans le Dictionnaire du Bruxellois de Georges Lebouc (Bruxelles, Éditions Le Cri, 2005). 650 pages, 38 €. -
(TBX n° 230, Page 2, paru le 2007-07-12)
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