Le Bruxellois aime le chat pour sa propreté :
a wasse gelak de katte (se laver comme les chats) signifie se laver méticuleusement. On apprécie aussi sa prudence : si une dispute va éclater dans un ménage, le chat va s’asseoir dans la cour (
de kat goet op de koor zitte) ou se réfugier dans la pendule (
kat in de pendul) ! Ces qualités lui valent des noms gentils comme
poepoes,
poeske ou
minnekepoes aussi murmurés entre amoureux.
Par contre, il aurait mauvaise vue :
kattembril (lunettes de chat) se dit d’un individu qui porte des lunettes, ce qui explique sa vilaine “calligraphie” :
kattepuute (pattes de chat) équivaut à des pattes de mouches francophones.
Son instinct chasseur a donné au français l’expression “c’est un oiseau pour le chat” (
’t es ne vougel vi de kat) synonyme de c’est un moribond ou, au sens figuré, une victime toute désignée.
Quant à
kattekop (tête de chat), il signifie fourbe mais aussi bigot, dévot parce qu’il serait ressenti comme abréviation de
Katholiek (catholique) ! À suivre…
Vous retrouverez ces mots et ces expressions dans le Dictionnaire du Bruxellois de Georges Lebouc (Bruxelles, Éditions Le Cri, 2005). 650 pages, 38 €. -
(TBX n° 220, Page 2, paru le 2007-05-03)
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