Située sur le boulevard Général Jacques à Ixelles, la résidence de la Cambre est connue comme le premier gratte-ciel de Bruxelles.
Construit à la fin des années trente (1938-1939) d’après les plans de l’architecte Marcel Peeters, l’immeuble a été classé le 14 juillet 2005. Aujourd’hui, ce bâtiment dont l’architecture a été clairement inspirée des immeubles américains de style Art déco s’apprête à retrouver son éclat d’antan… avec l’aide de la Région et du secrétaire d’Etat en charge des Monuments et Sites, Emir Kir. Puisque la résidence de la Cambre est classée, le Gouvernement bruxellois vient en effet de décider d’octroyer une subvention de 740000 euros pour la restauration des façades et des toitures. Les travaux de restauration devraient commencer très prochainement. Concrètement, la subvention régionale couvre 50 % des frais nécessaires aux façades et 40 % des frais pour les toitures.
Dans la foulée, le Gouvernement bruxellois a décidé de classer trois immeubles construits également durant l’entre-deux-guerres. Il s’agit du “Tonneau” situé au 51 de l’avenue du Général de Gaulle, de la résidence Basilique située aux numéros 122-124 de l’avenue Charles-Quint à Ganshoren et de l’immeuble “Les Pavillons français”, situé au 282 de la rue du Noyer à Schaerbeek. D’une façon générale, ce sont les façades, toitures et espaces communs qui sont protégés.
Parmi ceux-ci, on relèvera l’immeuble “Les Pavillons français” construit à Schaerbeek en 1931 également par Marcel Peeters déjà inspiré par les gratte-ciel américains de style Art déco.
Le maître d’ouvrage fut le promoteur immobilier Lucien Kaisin qui fit également construire le célèbre Résidence Palace dessiné dans les années 1920 par l’architecte Mihel Polak. “
Ces mesures de protection et de restauration sont importantes car il s’agit bel et bien d’une typologie en soi, d’une architecture très spécifique qu’il convient de protéger”, a souligné Emir Kir.
Le secrétaire d’Etat a annoncé par ailleurs que d’autres immeubles de ce type seront protégés sous cette législature. Ils seront choisis dans une liste établie par une étude de la Commission royale des monuments et des sites, qui en a relevé une trentaine.
Hugues Prion Pansius -
(TBX n° 220, Page 5, paru le 2007-05-03)
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