Perpétuellement braqués, cambriolés, car-jackés, les habitants de Rhode-Saint-Genèse sont sur les dents depuis plusieurs semaines. Pas de doute : la psychose s’est bel et bien emparé de cette commune située en périphérie bruxelloise et plus que jamais convoitée par les voleurs en quête de bijoux, de voitures et d’argent à dérober.
Estimés au nombre de trois à quatre par jour depuis le mois de janvier dernier, les braquages sont désormais le lot quotidien des Rhodiens. Cette recrudescence des vols domestiques de part et d’autre de la commune, pour la plupart perpétrés avec violence, est, de fait, alarmante selon les dires de la police locale.
Rhode-Saint-Genèse ne dispose pourtant dans ses rues d’aucun système de surveillance permettant d’identifier les voleurs et éventuellement relever leurs plaques d’immatriculation. Seuls les radars peuvent le cas échéant les flasher au volant lors de leur fuite sur la chaussée de Waterloo.
“La police a ainsi pu retrouver la trace de deux bandes de malfrats pris en flagrant délit d’excès de vitesse après un vol commis sur le territoire de la commune, affirme Myriam Delacroix, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse depuis 18 ans.
C’est dire l’utilité que revêt l’installation de plusieurs caméras de surveillance dans la commune”.
Son fils, sa belle-fille et leur bébé de huit mois ayant eux-mêmes été violemment pris en otage la nuit du 31 janvier dernier par trois individus cagoulés, la bourgmestre s’est engagée à faire installer plusieurs caméras de surveillance aux endroits les plus stratégiques de Rhode-Saint-Genèse.
Le collège a ainsi pu faire débloquer un budget d’environ 90000 euros qui doit encore être approuvé par la Province flamande.
“Cet argent va servir à acheter le matériel nécessaire à l’installation du dispositif, explique aussi la bourgmestre.
Il est encore trop tôt pour connaître le nombre exact de caméras dont nous bénéficierons bientôt. Le dossier est en cours d’étude à la police. J’ai obtenu un accord unanime au Collège. Celui de la Province doit logiquement suivre”.
“Nous avons besoin de la participation active de tous les riverains afin qu’ils nous aident à enrayer le problème au plus vite, ajoute, engagée, Myriam Delacroix.
Nous demandons donc aux habitants de signaler toute situation, personne ou véhicule suspects à la police locale. Les informations les plus précises seront toutes soigneusement vérifiées. Nos nouvelles caméras de surveillance nous aideront également, mais il est essentiel que nous collaborions tous ensemble afin de transmettre le plus d’indices possible aux polices locale et fédérale sur le terrain”.
Pour ce faire, un numéro de téléphone supplémentaire, mis en place le 14 février dernier par Belgacom sur demande de la commune, permet de joindre plus facilement la police locale de Rhode-Saint-Genèse : il s’agit du 02/358 58 59.
Au bout du fil, le Rhodien est donc invité à décrire toute activité suspecte de son environnement immédiat. Description des personnes et des véhicules, numéros d’immatriculation, allers et venues douteux…
Par ailleurs, les habitants peuvent également faire appel aux conseillers techniques de prévention, qui viendront sur demande, et gratuitement, examiner leurs habitations pour mieux les protéger des effractions.
LUDIVINE NOLF -
(TBX n° 211, Page 5, paru le 2007-03-01)
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