Le Chapeau Blanc, près de chez moi. C’était le lieu où se réunissait le club des supporters d’Anderlecht. J’y étais plus que régulièrement pendant une bonne vingtaine d’années. Les gens de là-bas sont restés des amis.
Le Chapeau Blanc. Rue Wayez, 200 1070 Anderlecht. Ouvert tous les jours. Tél. : 02/520 02 02.
J’aime voir ma femme danser le rock, les gens honnêtes, la musique de chambre et les émissions sportives à la télévision. J’aime aussi la tranquillité du sud de la France et l’hiver à la montagne, où je peux prendre le temps de faire le vide. J’admire Pelé et Raymond Goethals, que j’ai bien connu, mais aussi les joueurs de l’ombre qui bossent dur. Dans mon assiette, ce que je préfère, c’est la bouillabaisse.
J’aime pas les hôpitaux, pour y avoir trop traîné. J’aime pas les gens sans parole. La traîtrise, l’infidélité me mettent hors de moi. Même si j’ai beaucoup couru pendant ma carrière, le fait de marcher m’énerve aussi. Faire les magasins, par exemple, est pour moi un supplice. Plus sérieusement, je n’aime pas l’idée d’être oublié. J’en ai souffert durant mes mois de blessure. Il faut garder à l’esprit qu’il y a une vie après le football. Le vedettariat ne dure qu’un temps.
C’est le monde du football en général. Je suis né dedans, j’ai grandi en son sein et j’y évolue avec aisance. A plus petite échelle, ma famille est évidemment ce qui compte le plus.
L’histoire de ma vie tourne autour de la place de la Vaillance et de la rue Wayez, à Anderlecht. J’y ai tout construit : mon foyer, mon magasin, ma carrière de sportif. Sinon j’apprécie l’animation de la Grand-Place, de la rue Neuve et de la place de la Monnaie.
Il a toujours été pour moi un club porteur. Un vecteur de réussite, même. Aujourd’hui, il se cherche une image. Mais même s’il est vrai que l’on n’y joue plus un football très attractif, je reste persuadé qu’une période faste est à venir. Tous les grands clubs ont leur période noire. -
(TBX n° 211, Page 17, paru le 2007-03-01)
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