Quand l’appartenance à une classe sociale se déterminait grâce au chapeau, on passait de la
boeis (“chapeau-buse”)à la
klipmoech (casquette à visière) en passant par le melon appelé chapeau-boule ou
boelhood qu’on retrouve dans
“doe was giel waaineg volk… twie man en nen hond mè nem boelhood” (il y avait très peu de monde : deux hommes et un chien en “chapeau-boule”) pour signifier qu’il n’y a personne !
La casquette (
moech) était la coiffure la plus populaire : qui ne connaît, à Bruxelles, la
pinnemoech qui couvre la tête de Quick ? Il est d’autres couvre-chefs comme la
koekemoech (casquette en forme de gâteau) ou l’
hoeremoech, le bonnet à poil et, par extension, le gendarme qui le portait.
Il existe même un jeu, le
blinde moech (casquette aveugle) équivalent au colin-maillard.
Quant à la
sloepmoech (casquette pour le sommeil) c’est un bonnet de nuit et un petit verre qu’on boit avant de s’endormir. Enfin, “il est mal luné” se dit
hij hei zan schieve moech oen (
il porte sa casquette de travers). (Photo D.B.)
Vous retrouverez ces mots et ces expressions dans le Dictionnaire du Bruxellois de Georges Lebouc (Bruxelles, Éditions Le Cri, 2005). 650 pages, 38 €. -
(TBX n° 211, Page 2, paru le 2007-03-01)
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