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La Tribune de Bruxelles n° 179 - Paru le JEUDI 22 JUIN



TBX n° : 179
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SPORTS

Objet volant identifié

On n'imagine plus la mer du Nord sans sa côte globalement "bétonnée", son vent, ses fleurs en papier vendues contre des coquillages, ses pannekoeken et ses voiles: cerfs-volants de toutes sortes sur les plages et grandes voilures flashy tractant des surfeurs sur l'eau. Depuis quelques années, le "kite" (prononcez "kaïte") s'est installé dans le paysage de la Côte et dans les moeurs des sportifs... et des autres: ceux qui recherchent une activité différente et prenante pour les vacances et les week-ends.

A l'approche des vacances, c'est le moment de s'y mettre et de se joindre à la communauté émergente des "kiters". Mais pour ce faire, mieux vaut commencer par apprendre tout ce que l'on peut faire avec une (grande) voile et du vent.

Il existe en fait trois disciplines différentes dans le kite: le kitesurf, le powerkite et le kite acrobatique.

Kitesurf, sur l'eau



Le kitesurf se pratique sur l'eau, c'est une sorte de compromis entre la planche à voile et le surf... bien plus facile à appréhender que ces deux sports: la planche est plus petite et plus maniable et la voile permet d'avoir beaucoup plus d'équilibre une fois sur l'eau. C'est donc un sport qui peut être aussi bien récréatif que sportif, même s'il intéresse principalement des jeunes en quête de sensations plutôt fortes.

Fin mai, a d'ailleurs eu lieu à Heist une des étapes du championnat du monde de kitesurf. Les compétiteurs, tout bronzés, venaient du Venezuela et ont dû endurer, quelques jours durant, pluie et vent "rafaleux" en diable... Dommage!

Le cerf-volant "classique"



Le kite acrobatique consiste à faire des figures avec un cerf-volant principalement de forme triangulaire. C'est le bon vieux vol de cerf-volant en plus technique! Chaque année, des compétitions ont lieu (dont une en mai à Ostende) et les exhibitions sont de plus en plus nombreuses sur les plages françaises où le vent souffle comme Hardelot ou Pornichet.

Le powerkite, pour tous



Le powerkite est devenu la vraie tendance de ces quelque quatre dernières années: soit l'on se sert de la voile pour faire avancer un buggy ou un landboard, soit la personne s'y arrime pour le faire voler et surtout se colleter avec le vent. Et plus on sait en faire, plus on peut s'amuser en sautant très haut et très loin grâce à la force du vent! "En quelques heures, on peut réellement commencer à s'amuser, à sentir le vent. Notre Côte est vraiment l'endroit idéal pour s'y mettre: les plages sont immenses, on ne risque de gêner personne et c'est un sport que l'on peut faire au moins de mars jusqu'en novembre: il faut juste adapter sa voile pour prendre plus ou moins de vent selon sa force", explique Antoine Gheysens, moniteur de kite et responsable de la seule boutique bruxelloise consacrée à toutes les facettes de ce sport.

Une sensation de liberté



Le vent à la mer souffle entre 2 et 4 Beaufort, une moyenne qui permet déjà de bien développer son agilité avec une voile de 2,5 m2. Mais les voilures oscillent entre 0,8 m2 (enfant) et 12 m2. En dessous de 2,5m2, on parle de récréation, au-dessus, de kite de traction, plus sportif... on peut s'envoler!

Les sécurités ne manquent pas sur ces cerfs-volants. On peut aussi s'équiper d'un harnais qui permet d'être davantage porté par la voile, de faire plus de "figures" et de soulager... ses bras, soumis à rude épreuve au début.

L'intérêt du powerkite? Le bonheur qu'il procure: même s'il n'existe pas encore de fédération de powerkite, les pratiquants, de plus en plus nombreux, sont accros à l'intense sensation de liberté qu'il apporte. "Quand on se met à faire du kite, quelle que soit la manière, on sent monter une énergie, on est en accord avec ce qui nous entoure. C'est très particulier", raconte Tim, qui n'en fait que depuis quelques mois et ne peut plus s'en passer. Alors, vous commencez quand?

E.W. -
(TBX n° 179, Page 11, paru le 2006-06-22)

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