Faire revivre cet hôtel de maître en reprenant le maximum d'éléments décoratifs, tel est le voeu des architectes et des propriétaires du 459 avenue Louise.
Construit en 1901, l'immeuble est aujourd'hui méconnaissable pour son concepteur. Les transformations s'y sont succédé. Dès 1909, les deux loggias en façade sont fermées par des baies et un nouvel étage est ajouté par son nouveau propriétaire. Ce dernier mourut peu après les travaux et le nouvel acquéreur décida de modifier radicalement la façade: "
les moulurations de pierre ont été rasées et les fines colonnettes de fonte des baies ont été remplacées par de lourds montants en pierre. Au second étage, un sage alignement de fenêtres a remplacé le balcon", explique Françoise Aubry dans un ouvrage consacré à Victor Horta.
"L'Art nouveau était peut-être passé de mode. En tout cas, ces modifications firent grand bruit, certains parlant de saccage d'une des plus grandes oeuvres d'Horta ".
La rénovation actuelle est aussi de taille. "
Nous avons été confrontés à deux problèmes majeurs", explique l'architecte responsable du projet Eric Olivier, du bureau AB&C. "
D'une maison unifamiliale, il a fallu faire plusieurs logements, avec ce que cela implique en termes de circulation verticale. Autre problème: la structure. Construit par Horta, l'immeuble a été rénové dans les années 30, époque du béton. Nous avons donc dû faire face à une structure en acier habillée de béton".
Les espaces intérieurs ont été complètement redistribués.
"Mais les grands volumes d'origine ont été conservés", explique Bruno Hanin, de l'immobilière Sérénité, une agence spécialisée dans les biens de charme.
Au rez-de-chaussée, qui s'ouvre sur un hall majestueux en marbre, les architectes ont prévu notamment des bureaux de 67 m2. Le 1er étage est assez étonnant. Si l'entrée se fait via le premier niveau, l'appartement de trois chambres est en fait un quadruplex qui comprend également une partie du second, du rez et du niveau -1 éclairé par une cour anglaise. En tout, il développe quelque 530 m2 et inclut l'ancien escalier monumental.
Le deuxième étage de 170 m2 est en duplex et offre deux chambres tandis que le troisième développe 213 m2 pour trois chambres et une terrasse de 30 m2. Au dernier étage, dans les anciennes chambres de bonne, se niche le penthouse de 250 m2, avec ses 150 m2 de terrasse. "
Le style y est différent", explique Bruno Hanin.
"plus contemporain".D SOLANGE BERGER -
(TBX n° 158, Page 14, paru le 2006-01-26)
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