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La Tribune de Bruxelles n° 084 - Paru le JEUDI 29 JUILLET



TBX n° : 084
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CINEMA

Lindsay Lohan : une ado-star bien dans sa peau

Lorsqu'elle déboule dans la salle d'interview, vêtue d'un jean et d'un T-shirt, cheveux dénoués jusqu'aux reins et le visage constellé de tâches de rousseur, Lindsay Lohan a tout d'une gamine comme les autres: la dégaine, la fraîcheur et l'énergie. Pas l'ombre d'un doute, cette fille d'artistes qui a démarré devant l'objectif à trois ans est bien dans ses baskets. Et à 16 ans, l'enfant-star a gardé la tête froide. Elle compte pourtant parmi ses partenaires l'explosive Bette Midler, le sexy Dennis Quaid et la belle Natasha Richardson (ses parents dans A nous quatre), ou encore Jamie Lee Curtis avec qui elle changeait de peau dans Dans la peau de ma mère. Beau pedigree cinématographique. Et quand elle ne rêve pas de partager l'affiche avec Robert De Niro, Anthony Hopkins, Julia Roberts ou Jodie Foster, la belle chante et compose pour son groupe de rock-hip hop.
Cady, votre personnage, perd sa personnalité au contact d'un groupe de lolitas branchées. Avez-vous du mal à conserver la vôtre dans le milieu du showbiz?
Pas vraiment. Je pense me connaître mieux moi-même que Cady. J'ai finalement beaucoup appris de ce personnage. Et mon entourage me protège. Ma mère est très vigilante. J'ai vu pas mal de gens changer dans ce milieu et je n'ai pas envie d'évoluer dans ce sens.
Qu'est-ce qui vous a plu dans le rôle de Cady?
J'aime les personnages auxquels on peut s'identifier. A l'origine, Mark Waters m'avait proposé de jouer Regina, la méchante hypersophistiquée, style poupée Barbie. C'était un bon contrepoids à mon personnage un peu grunge de Dans la peau de ma mère. Et ça m'aurait amusée de me teindre en blonde! Ensuite je me suis ravisée, car je me suis rendu compte que mes plus jeunes fans n'auraient pas fait la différence entre mon rôle et celle que je suis vraiment. Et puis Cady est le personnage qui subit le plus de transformations pendant le film. Elle passe du registre de la gentille fille à celui de peste superficielle. C'était plus intéressant d'avoir accès à ces différentes palettes de jeu.
Vous semblez abonnée aux teenmovies...
C'est vrai, j'ai fait pas mal de films pour ados... mais je suis une ado! Evidemment, je ne veux pas faire ça toute ma vie, mais une fois que vous quittez ce genre, il est impossible d'y revenir. Il faut donc négocier le tournant intelligemment. Par exemple faire un film d'auteur ou un contre-emploi. Mais il faut faire des choix prudents qui ne risquent pas de choquer mon public.
Vous voulez vous débarrasser de votre image un peu "clean" ?
Non. J'adore Julia Roberts. Elle n'a jamais donné dans le genre gore ou horreur pour briser son image de romantique. Ceci dit, je ne refuserais pas un bon thriller.
Quels sont vos conseils de survie pour les jeunes au lycée?
Ne critiquez pas les gens derrière leur dos. Restez vous-même, n'essayez pas de changer votre façon d'être pour être accepté par les autres. Sinon, vous allez devoir feindre toute votre vie et vous ne serez jamais satisfait. C'est le message principal du film. -
(TBX n° 084, Page 13, paru le 2004-07-29)

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