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La Tribune de Bruxelles n° 342 - Paru le MARDI 12 JANVIER



TBX n° : 342
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Crash test à Schaerbeek

Ingénieur élevé au grain à l’Ecole polytechnique de Lausanne, Jacques de Selliers a bourlingué. Heureux possesseur d’une des trente électriques immatriculées en Belgique, ce Bruxellois a travaillé dans l’off-shore “et les marais africains” pour trouver du pétrole, puis dans la recherche scientifique “avant de prendre la direction technique pour un secteur du groupe Solvay”.
On ne cesse alors de lui poser des questions sur le sujet fortement politisé et très controversé du couple environnement-santé. “L’idée m’est venue en 2001 de créer Green Facts, pour synthétiser l’état de la recherche à l’usage du grand public.” Ensuite, de Selliers quitte l’ONG bruxelloise pour rejoindre Green Mobil, qui importe et distribue la Reva au Benelux.
“Quand j’ai rénové ma maison etterbeekoise il y a dix ans, je l’ai équipée de prises triphasées et monophasées en prévision. Ainsi je pourrais recharger ma future voiture électrique depuis mon garage. J’ai finalement acquis celle-ci en 2007, convaincu qu’il s’agit d’une des solutions majeures en matière de mobilité en milieu urbain. Un tel outil permet de lutter contre la pollution, le bruit et les bouleversements climatiques.»

Ciel, ma rallonge !


Emettant quatre fois moins de CO2 que les voitures conventionnelles les plus performantes, cette électrique pure est lilliputienne : 2,64 m de longueur et 1,32 m en largeur, tout habillée. Extrêmement maniable en raison de son rayon de braquage exceptionnel, pouvant transporter simultanément deux adultes et deux enfants (en se privant de coffre), cette urbaine doit pourtant être rechargée après 40 km en hiver “pour ceux qui ne conduisent pas de façon pépère” et une cinquantaine en été.
En l’absence de bornes publiques de rechargement comme on en trouve sur certains trottoirs parisiens, cette courte autonomie, le confort spartiate et la dureté de la suspension sont les points faibles de cette automatique faite pour la ville. “J’ai d’ailleurs toujours ma rallonge électrique avec moi pour éviter la panne. Il m’est arrivé ainsi de faire passer celle-ci par une fenêtre, pour recharger.” Comme cette fois où Jacques avait décidé de faire de la plongée dans la plus profonde fosse-piscine du monde, à Uccle.
“Ma femme avait oublié de recharger la veille. J’ai demandé à la caissière du Nemo 33 si je pouvais utiliser une de leurs prises. Cela provoque chaque fois un attroupement autour de la Reva. On papote, c’est sympa. La seule fois où cela m’a été refusé, c’est au Berlaymont. Ce n’était pas possible avec les portes coulissantes et la sécurité. Aujourd’hui, on se dispute à la maison pour savoir qui va prendre l’électrique pour la journée.”
Ph. G. -
(TBX n° 342, Page 7, paru le 2010-01-12)

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