Mardi dernier, des commerçants, des investisseurs, des représentants de chaînes commerciales, bref, des acteurs de l’immobilier commercial, étaient en séminaire à Bruxelles à l’invitation d’Atrium. En poche (enfin, en sacoche, le travail est volumineux), le baromètre 2010, “Profil et habitudes de consommation du chaland bruxellois”, soit une analyse précise des derniers indicateurs de fréquentation de vingt-sept quartiers commerçants bruxellois, le classement, les grandes tendances, les évolutions depuis trois ans et des indications sur les prix des loyers de l’immobilier commercial à Bruxelles.
Pour chaque quartier est recensé son concept identitaire (son positionnement commercial), son offre commerciale géo-référencée (avec les éléments extérieurs, tels que la facilité d’accès, les transports en commun, les types de boutique...), l’analyse des flux piétons (par tronçon, par jour, avec indication de temps) et enfin le profil et les recommandations des clients (les raisons de leur visite, leur relation au quartier, ce qu’ils ressentent et espèrent).
Plusieurs centaines de milliers de chalands fréquentent chaque jour les quartiers commerçants de la Région de Bruxelles-Capitale. Qui sont-ils ? Pourquoi viennent-ils dans tel ou tel quartier, comment les ressentent-ils ? Quels sont les quartiers les plus attirants pour eux ? Autant de questions clés à se poser avant d’ouvrir une enseigne. Les réponses à ces questions permettent d’avoir une vision plus claire des quartiers de Bruxelles. Ville polycentrique par excellence, l’offre commerciale se répartit sur le centre-ville et de nombreux quartiers en première et seconde couronne..
Pas (encore) de Gap, pas de Stradivarius : Bruxelles ne possède pas comme Paris ou Londres la “gamme” de grandes enseignes internationales . Pourquoi ? “
Bruxelles quitte peu à peu sa peau de capitale “régionale” pour endosser son rôle de capitale de l’Europe. Nous avons eu beaucoup de contacts fructueux au Mapic avec les enseignes internationales, qui sont de plus en plus convaincues qu’il faut qu’elles soient présentes au cœur de l’Europe. Les choses devraient changer d’ici peu.” L’effet marque a un gros impact sur les quartiers commerçants. La chaussée d’Ixelles a vu ces dernières années l’arrivée de Zara et autres enseignes populaires, ce qui s’est directement ressenti en termes de flux de fréquentation : + 18 % entre 2007 et 2008. Un des problèmes que rencontre Bruxelles est le petit parcellaire : l’offre maximum d’une surface commerciale dans les quartiers “historiques” est de 150 à 200 m² ; de nos jours, les grandes enseignes estiment avoir besoin d’environ 300 m². La solution est de faire éclore d’autres quartiers commerçants dans des zones plus dégagées, comme Bockstael, par exemple.
E.W. -
(TBX n° 340, Page 4, paru le 2009-12-15)
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