La gravure reste parfois considérée comme un art mineur, réservé aux initiés. Une explication?
"Il s'agit d'un support papier, comme pour l'aquarelle, à l'inverse de la toile. Pourtant, des maîtres comme Dali ou Picasso s'y sont essayés", relève Odile Peninguy, responsable artistique de la Fondation René Carcan pour la promotion de la gravure à Bruxelles. Un art méconnu donc, à tort, si l'on en juge par la reconnaissance dont jouissent certains artistes, ici et ailleurs. Katrien Caymax fait partie de ceux-là.
"Son graphisme est très illustratif et très teinté, les lignes sont simples et fluides. Les oeuvres exposées démontrent que sa technique est à présent aboutie." Fidèle à son thème de prédilection: la femme dans toute sa complexité, tendre, douce, farouche ou séductrice, qui renvoie à une vie intérieure personnelle.
Née à Hasselt en 1951, Katrien Caymax puise ses influences à l'étranger. Deux ans au Maroc (1973- 1975) l'initient à la culture andalouse. Au contact d'amis espagnols, elle intègre le mode de vie méditerranéen. Elle passe également plusieurs mois par an dans la montagne asturienne, puis séjourne en Suisse.
Son travail se caractérise par une expérimentation constante. Le procédé de réalisation de gravures en couleur qu'elle a créé représente une percée dans ce domaine. Ses teintes fortes, picturales, captent l'attention du public et des galeristes. Surtout dès la fin des années 80, quand elle installe son atelier à Anvers et entame la création de gravures en couleur, dont
Le petit amant ou
La belle Hélène.
Elle expose en Allemagne, en France, à New York et, en 1999, le Musée Kempenland lui consacre une rétrospective. Cette fois, c'est la Fondation René Carcan qui lui rend les honneur jusqu'au 27 juin.
Expo > Jusqu'au 27/6 - Fondation René Carcan, 22 rue Champ du Roi, 1040. 02/7357355. -
(TBX n° 077, Page 12, paru le 2004-06-10)
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