Bruxelles, une ville sûre

Bruxelles n’est pas une ville dangereuse même si le sentiment d’insécurité est élevé. (Photo Didier Bauweraerts)
Bruxelles, une ville dangereuse ? Pas vraiment, semble-t-il…
Bien que le sentiment d’insécurité des Bruxellois soit élevé, peu de faits de violence gratuite y ont lieu, a rapporté lundi dernier le quotidien flamand De Standaard. La capitale est une ville sûre où il fait bon flâner.
Moins de meurtres
Ce sont en réalité les vols dans les voitures qui sont les plus importants. Certes, ce sont des délits qui ne font pas plaisir et contribuent sans aucun doute à renforcer ce sentiment d’insécurité mais il n’y a pas mort d’homme…
Car, par rapport aux autres capitales européennes, le nombre d’assassinats est relativement faible à Bruxelles. En dépit de cette constatation, les Bruxellois n’ont toutefois pas le sentiment que leur ville est sûre.
“La mort de Joe Van Holsbeeck (poignardé en plein jour dans la gare centrale le 12 avril 2006, NdlR) est un fait isolé”, a expliqué le directeur coordinateur de la police fédérale à Bruxelles, Jacques Devaux. “Aucun fait similaire ne s’est produit depuis et, avant la mort de Joe Van Holsbeeck, cela faisait cinq ans que personne n’avait été tué lors d’un vol en rue. Et cet assassinat avait également été élucidé grâce à des caméras de surveillance”. Toujours est-il que selon une étude menée par The European Crime and Safety Survey, le Bruxellois est le plus mécontent parmi les habitants des villes européennes, estimant être fréquemment confronté à des actes criminels dans la ville.
Ce sont principalement les faits criminels liés à la propriété – ce qui inclut toutes les formes de vol – qui “chagrinent” fortement les habitants. Sur une échelle qui évalue ce degré de mécontentement, Bruxelles arrive en deuxième position, la palme revenant à la capitale grecque Athènes. Toutefois, toujours selon cette même étude, 63 % des Bruxellois estiment que la police fait du bon travail. Un pourcentage qui se situe tout de même en dessous de la moyenne européenne qui est de 72 %.
Peu de risques d’agression
Pour Jacques Devaux, une personne qui visite Bruxelles court peu de risques d’être agressée physiquement en rue. Il a insisté également sur le fait qu’il n’y a pas de zone de non-droit dans la capitale. “La police locale est présente partout”, a-t-il souligné.
Pour lui, la priorité à Bruxelles reste donc la lutte contre les vols dans les voitures. En 2006, 32 000 faits de ce type ont été enregistrés.